Jean-Paul Caubère
Bonjour à tous,
Bienvenue au siège de l’Association Sportive Pierre Fabre, pour cet Entretien du Carla.
Au nom de Monsieur Pierre Fabre, je suis heureux de vous accueillir pour cette journée de travail.
Les Entretiens du Carla existent depuis de nombreuses années et nous avons réfléchi à les relancer depuis quelques mois, sous une forme un peu différente de ce qui se passait autrefois. En synthèse, le propos est de réunir sur un sujet donné, qu’il soit technique, scientifique ou de santé publique, des experts dans un domaine, pour que d’une manière aussi consensuelle que possible, on puisse poser les bonnes questions et éventuellement leur apporter des réponses. Il était donc tout naturel que cette nouvelle formule des Entretiens du Carla soit inaugurée sur un sujet qui est cher à la région et au Laboratoire, à savoir le rugby, et plus particulièrement le problème de la traumatologie dans ce sport, avec les éléments que vous connaissez tous et qui vont faire l’objet des débats d’aujourd’hui : “plus d’accidents, moins d’accidents ; moins graves, plus graves ; trop d’entraînement, pas assez d’entraînement, etc.”
Je vous remercie tous de votre participation active et plus particulièrement les animateurs des différentes tables rondes que je vais simplement citer dans leur ordre d’intervention :
- Michel Mansat, l’animateur de la première table ronde, qui sera accompagné par Christian Mansat, “cheville ouvrière” de cet Entretien du Carla;
- Pierre Mansat ;
- Gérard Saillant ;
- Bernard Guiraud-Chaumeil, qui animera la deuxième table ronde ;
- Daniel Rivière ;
- Jacques Mombet;
- Thierry Clarac ;
- Christophe Baudot;
- Gérard Deléris ;
- Alain Gaillard ;
- Serge Gabernet;
- Pierre Châ ;
- Jean Liénard ;
- Pierre Rispail ;
- Jean-Claude Peyrin ;
- Philippe Turblin ;
- Patrick Tépé ;
- Henri Fabre pour l’aide qu’il nous apportera lors des conclusions.
Le rugby ne suit pas une évolution rassurante pour la jeunesse.
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Christian Mansat
Chers amis,
Comme nous le pressentions depuis quelques années, la grande presse et la presse médicale apportent la confirmation de l’augmentation des accidents traumatiques dans le rugby.
Il nous semble important de réfléchir sur ce sujet, car les critères d’évaluation utilisés par les médecins de l’hémisphère sud et par certains médecins de l’hémisphère nord, ne sont pas les mêmes. Ce sont des critères différents qui atténuent un peu cet effet d’augmentation.
Mais cela reste quand même un sujet préoccupant et il faut essayer d’évaluer cette importance et surtout essayer d’en définir les causes. Nous percevons tous un peu ces causes : le professionnalisme, l’augmentation du nombre de matchs, l’augmentation du temps de jeu, l’augmentation de la préparation physique, l’augmentation de l’intensité de l’en-traînement, l’évolution des règles du jeu, qui a atténué certains accidents et qui en a créé d’autres.
Je crois que ce sont des sujets que nous devons prendre en considération et c’est pour cela que nous avons défini quatre tables rondes :
- la préparation individuelle ;
- la préparation collective ;
- le groupe en mouvement;
- le suivi médical et le rôle du médecin.
Il m’a été fait un reproche amical par le Dr Philippe Leroux : c’est de ne pas avoir qu’un oeil médical sur ce sujet. Mais je pense que l’on ne peut pas voir l’ensemble de ce problème qu’avec un oeil purement médical. Car les solutions, s’il y en a, sont des solutions qui vont passer par les méthodes d’entraînement, les méthodes de préparation individuelles, l’évolution du jeu, (plus libéré, plus d’attaques, moins planifié, moins de défense etc.)… On est donc obligé de donner son avis sur ce sport sachant que ce qui est important, à terme, ce n’est pas uniquement l’élite et le haut niveau. Il est un peu dommage, dans la presse, de ne parler que de l’élite, que du haut niveau ; on veut voir se créer des joueurs de plus en plus grands, de plus en plus gros… des “robocops” !
Augmentation de la préparation physique, augmentation de l'intensité de l'entraînement.
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Je crois que ça n’est peut-être pas une évolution tout à fait rassurante pour la jeunesse. Ce qui est important (à mon avis, et je regrette qu’il n’y ait pas un seul mot concernant ce sujet), c’est que ce sport devienne un sport plus rassurant, plus attirant pour la jeunesse. Le problème du professionnalisme est un problème, qui comme pour tous les sports est un problème à part, qui a ses règles, son suivi etc.
Il faut cependant qu’il soit attractif pour la jeunesse.
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